Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Chronique Psychologie positive Magazine 4
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Vous êtes déjà un expert en bonheur

Si si, c’est vrai. Car lorsque les laboratoires se penchent sur ce qui nous rend plus heureux, à votre avis, sur quels types de comportements tombent-ils ? Et bien, sur ceux que nous pratiquons déjà. Ce sont de toutes petites choses, simples, mais jamais simplettes. Et plus nous en avons conscience, plus nous sommes joyeux, présents, et heureux.

Exemple : pensez-vous à savourer ? Savourer c’est profiter pleinement. Se tourner vers son chéri le soir côte à côté dans le lit, en se disant, « on est bien là, non ? » Fermer les yeux en écoutant de la musique, se délecter du goût d’une boisson, et pas que de la première gorgée. Prendre un instant, là tout de suite, maintenant, pour réaliser que vous êtes bien installé, que votre esprit se nourrit que vous n’avez ni trop chaud, ni trop froid, que vous vous sentez vivant, les pieds posés , le dos soutenu. Mais c’est aussi plus dynamique.

Partager ses joies

La version la plus réjouissante de la saveur est de la partager. L’humain est social, très social. Même s’il est introverti, il gagnera en boost d’énergie s’il partage ses expériences entraînantes. Avoir l’élan de se dire, puis de raconter un «  tu ne sais pas ce qui m’est arrivé ? » nous enthousiasme toujours.

Mon mari rentre tous les soirs avec une histoire vécue dans le bus, dans la rue ou n’importe où d’autre. Cet homme est joyeux. Très joyeux. Et son moteur est celui d’une aventure banale mais permanente qu’il traverse en s’en délectant. Un autre aurait laissé se dérouler la scène sans la calculer. Vivre les situations courantes de la vie comme si on traversait une scène de film est bien plus puissant pour notre degré d’excitation et d’éveil.

Des photos mentales

Ma méthode est plus discrète. Je prends des photos. De vraies photos et des captures mentales d’instants. Quand je ris, quand je me sens bien, quand j’aime être en présence de quelqu’un, quand mon corps aime les étirements que je lui impose, si c’est beau, si c’est bon, j’inspire et j’expire. C’est mon clic-clac. J’ai posé l’instant. Ma banque intérieure ne va pas se souvenir de tout, mais là, j’y étais vraiment.

L’exubérance, enfin est aussi un fabuleux moteur. Crier « Bravo » au théâtre, chanter en dansant sur de la musique forte. Soutenir une équipe en poussant des cris est parfaitement admis car ce ne sont pas que les sportifs que nous encourageons, c’est aussi notre liberté de nous sentir ensemble, excité et vivant. Exulter, c’est vivre plus. Savourer, c’est être certain de le célébrer. Et ça, vous le faites déjà.

 

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